The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom
La suite de Breath of the Wild avait une tâche difficile — surpasser un jeu qui avait redéfini tout un genre. Tears of the Kingdom y est parvenu avant tout grâce à un nouvel ensemble de capacités qui changent la façon dont le joueur pense à l'espace de jeu. Ultramain permet de combiner des objets pour créer ses propres engins — radeaux à ventilateurs, véhicules armés, ponts au-dessus des gouffres — et la créativité des joueurs a rapidement dépassé les imaginations les plus folles des développeurs. Elle est complétée par Fusion, qui associe une arme à n'importe quel objet pour transformer un bâton et un rocher en masse d'armes, et par Ascension, qui permet de traverser le plafond d'une grotte directement jusqu'à la surface. Ensemble, elles forment une panoplie qui transforme chaque obstacle en une question ouverte plutôt qu'en une tâche à solution unique.
Cette fois, Link ne parcourt pas seulement la surface d'Hyrule, mais monte aussi vers les Îles Célestes flottantes et descend dans les vastes Tréfonds, un monde miroir sombre sous terre où règnent le danger et le manque de lumière. L'histoire fait suite à des événements antérieurs : une mystérieuse force ténébreuse réveille un mal ancestral nommé Ganondorf, et la princesse Zelda disparaît de nouveau, cette fois dans des circonstances bien plus mystérieuses liées à l'histoire ancienne du royaume. Le jeu conserve la philosophie d'un jouet physique, mais l'enrichit de la construction et de l'assemblage d'engins, ce qui représente un exploit technique remarquable — la Switch parvient à calculer les collisions et la propulsion des inventions maison des joueurs sans s'effondrer.
Le monde reste fondamentalement le même que dans le précédent opus, mais grâce à la couche verticale, au paysage transformé et aux sanctuaires repensés, il semble entièrement nouveau ; des ruines tombées du ciel et de nouvelles grottes changent même les lieux que le joueur connaissait par cœur. La critique a couvert le jeu de notes maximales, et beaucoup l'ont qualifié d'encore plus ambitieux que son prédécesseur, alors même qu'il repose au fond sur le même squelette de jeu. Tears of the Kingdom a prouvé que Nintendo pouvait encore surprendre au sein de sa propre formule, en apparence pourtant épuisée, et est également devenu l'un des derniers grands titres à avoir tiré le véritable maximum de la Switch d'origine.
Jeu 2 sur 188 pour Nintendo Switch
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