Castlevania: Aria of Sorrow
Nous sommes en 2035, et Soma Cruz, lycéen ordinaire, se retrouve enfermé dans un château capturé par une éclipse. Ainsi commence Aria of Sorrow — pour beaucoup de joueurs, tout simplement la meilleure metroidvania que Konami ait jamais publiée, et le point culminant de toute l'ère Castlevania sur Game Boy Advance.
Le cœur du jeu est le génial système Tactical Soul. Lorsque vous vainquez un ennemi, vous avez une chance de capturer son « âme » — et il y en a plus d'une centaine. Chacune vous confère une capacité : un bonus passif, un allié invoqué, ou une attaque active. Au lieu d'un inventaire figé, vous construisez donc votre propre arsenal exactement selon le style de jeu qui vous convient. Collectionner les âmes est addictif en soi, et donne en même temps du sens aux combats, même une fois que vous connaissez le château par cœur.
Contrairement aux épisodes GBA précédents, tout s'emboîte parfaitement ici. Les contrôles sont vifs et précis, le level design vous guide à travers le château avec la logique élégante d'une metroidvania — de nouvelles capacités ouvrent des recoins auparavant inaccessibles, et vous revenez sans cesse sur vos pas avec le sentiment de progresser. La musique a été composée par Michiru Yamane, compositrice attitrée de la série, et ses mélodies gothiques donnent à l'atmosphère exactement le poids qu'il fallait.
L'intrigue offre en outre un retournement qui joue intelligemment avec la mythologie de toute la saga et avec le personnage de Soma lui-même. Aria of Sorrow ne se cache pas derrière le nom des Belmont et bâtit sa propre histoire, que les fans ont tant appréciée qu'elle a eu droit à une suite directe, Dawn of Sorrow, sur Nintendo DS — une rareté dans la chronologie autrement éclatée de Castlevania.
Avec Circle of the Moon et Harmony of Dissonance, Aria of Sorrow forme la sainte trinité de la GBA, mais elle se distingue nettement même dans cette compagnie. C'est un titre qui a démontré qu'une console portable pouvait offrir une expérience d'aventure et d'action pleine, profonde et magnifique, sans le moindre compromis.
Pourquoi y jouer : Une metroidvania au sommet, avec un système de collecte d'âmes addictif, d'excellents combats et une musique pleine d'atmosphère — l'un des meilleurs titres de toute l'ère GBA.
Jeu 14 sur 170 pour Game Boy Advance
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