Dig Dug
Creuser la terre, gonfler d'air les monstres souterrains jusqu'à ce qu'ils explosent, ou leur faire tomber des rochers dessus — Dig Dug possède cette logique étrangement cruelle et ludique qui en a fait, au début des années quatre-vingt, un succès d'arcade puis un fleuron des consoles domestiques, dont l'Atari 7800.
Dig Dug a été créé par la japonaise Namco et lancé en arcade en 1982. Le joueur contrôle le mineur Taizo Hori, qui se fraie un chemin à travers les couches de terre et élimine deux types d'ennemis : les Pookas orange et ronds, et les dragons de feu Fygar. L'arme principale est une pompe — vous gonflez l'ennemi jusqu'à ce qu'il éclate. Autre solution : saper un rocher pour qu'il s'effondre sur les adversaires, ce qui rapporte plus de points et ajoute une dimension stratégique.
C'est précisément dans ce choix entre le combat direct et le piège habilement tendu que réside le charme du jeu. Les tunnels que vous creusez modifient la forme du niveau et ouvrent ou ferment des chemins pour les ennemis. Fygar sait en plus cracher du feu, si bien que s'en approcher exige prudence et calcul. D'un concept simple naît ainsi un jeu de labyrinthe étonnamment tactique.
La version Atari 7800 comptait parmi les titres qui ont accompagné les premières années de la console et qui profitaient de sa capacité à reproduire plus fidèlement les graphismes d'arcade que ne le permettait le matériel plus ancien. L'environnement coloré et le mouvement fluide faisaient de ce Dig Dug domestique un moyen agréable de profiter du jeu sans se rendre en salle d'arcade.
Dig Dug s'est classé parmi les bornes Namco les plus populaires de l'âge d'or, aux côtés de Pac-Man, et est devenu un classique durable. Le personnage de Taizo Hori est apparu par la suite dans d'autres jeux de la marque, et Dig Dug lui-même a connu de nombreux portages et suites à travers les décennies.
Pourquoi y jouer : Un jeu de labyrinthe intelligent où chaque tunnel creusé change les règles du jeu, et où vous devez choisir entre le pompage audacieux et le piège rusé du rocher qui tombe.
Jeu 6 sur 37 pour Atari 7800
Le même titre ailleurs (3)
La borne d'arcade misait sur des couleurs vives et saturées et une animation fluide pour Dig Dug et ses ennemis, un rendu que les conversions domestiques ont eu du mal à égaler. L'Atari 2600, limitée par son matériel, a dû se contenter de graphismes simplifiés, d'une palette de couleurs plus étroite et d'animations plus anguleuses, si bien que le rythme et la sensation de creuser paraissent nettement plus rigides qu'en salle d'arcade. L'Atari 5200 disposait de puces plus performantes que la 2600, et sa version offrait des couleurs plus riches et un mouvement plus fluide, plus proche de l'original d'arcade. Pour l'expérience la plus fidèle, mieux vaut choisir la version d'arcade, tandis que l'Atari 5200 constitue l'alternative maison la plus solide face à la 2600 plus ancienne.