Indiana Jones and the Fate of Atlantis – boxart
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Indiana Jones and the Fate of Atlantis

Adventure (point & click) 1992 LucasArts ⏱ Moyen · ~3–10 h
Indiana Jones and the Fate of Atlantis – En jeu
En jeu
Indiana Jones and the Fate of Atlantis – Écran-titre
Écran-titre

Une histoire originale de LucasArts, pas une simple adaptation de film ; Indy et Sophia contre l'Atlantide.

Il existe une poignée de moments où un jeu vidéo touche à la légende du grand écran sans rester dans son ombre. Indiana Jones and the Fate of Atlantis en est un exemple parfait. LucasArts n'a pas choisi la simple adaptation, mais a créé une toute nouvelle histoire qui aurait pu, sans rougir, s'imposer comme le quatrième volet de la série de films, laquelle n'existait alors pas encore. Indy et l'archéologue Sophia Hapgood se lancent, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, sur les traces de la légendaire Atlantide avant que les nazis ne mettent la main dessus.

Le jeu tourne sur le célèbre moteur SCUMM et utilise une interface point & click avec un ensemble de commandes verbales, domaine où LucasArts était passé maître. Ce qui distingue Fate of Atlantis de la plupart des autres aventures, c'est la structure de la progression : après l'introduction, le joueur choisit l'une des trois voies menant au but. La voie collective (Wits, où Sophia accompagne le joueur), la voie physique (Fists, mettant l'accent sur les combats et l'action) et la voie solitaire (Team, où tout se résout seul grâce à des énigmes ingénieuses). Ce choix change radicalement le déroulement du jeu et lui confère une rejouabilité que le genre ne connaissait alors presque pas.

Le contexte de développement est ici essentiel. LucasArts, le studio de George Lucas, avait un accès direct à la licence Indiana Jones, et l'équipe menée par Hal Barwood et Noah Falstein a su capter l'esprit des films, leur humour léger et leur courage aventureux. Le jeu est sorti en 1992, d'abord sur PC ; la version Amiga a suivi et a proposé, sur disquettes, une réalisation un peu plus modeste mais toujours impressionnante de ce vaste jeu.

Sur le plan culturel, c'est l'un des sommets de l'âge d'or de l'aventure. Fate of Atlantis est encore aujourd'hui considérée par de nombreux joueurs et critiques comme la meilleure incarnation vidéoludique d'Indiana Jones, et ce malgré les tentatives ultérieures en 3D. Elle est devenue la référence de ce à quoi doit ressembler un jeu sous licence réalisé avec amour et respect pour son matériau d'origine.

La magie réside dans les dialogues, dans l'atmosphère de voyage à travers le monde et dans des énigmes ingénieuses qui ne sont jamais déloyales au point de gâcher le plaisir de l'histoire. Sophia, en tant que partenaire, apporte une chimie pétillante et un humour que LucasArts maîtrisait comme personne.

Pourquoi y jouer : L'aventure ultime de l'âge d'or, qui raconte une histoire digne d'un film et offre, avec trois chemins distincts, une rejouabilité que le genre a rarement atteinte.

Jeu 12 sur 121 pour Commodore Amiga

Le même titre ailleurs (1)

Comme pour d'autres aventures LucasArts de la même époque, la différence tient surtout à la carte graphique : la version PC/DOS en VGA affichait les 256 couleurs complètes et des dégradés fins dans les scènes de désert et sous-marines, tandis que sur Commodore Amiga le graphisme devait composer avec la palette plus limitée de la puce Denise, entraînant un tramage plus visible des décors. Le son, lui, avantageait l'Amiga : sa puce Paula jouait une musique échantillonnée riche sans aucun matériel supplémentaire, alors que sur PC il fallait une carte Roland MT-32 ou AdLib, faute de quoi on se contentait des bips du haut-parleur interne. Le chargement par disquettes ralentissait l'Amiga, le PC avec disque dur tournait plus fluide.