Satan of Saturn
Satan of Saturn compte parmi les titres moins connus, mais historiquement intéressants, des premières années de la société SNK. Le jeu sortit en 1981 comme l'une des premières bornes de ce fabricant japonais et s'inscrivait dans l'esprit du genre alors le plus populaire : le tir vertical à défilement fixe, à la manière de Phoenix et Galaxian. En Occident, il fut distribué sous licence Taito sous le nom de Zarzon, ce qui illustre bien la rapidité avec laquelle les distributeurs d'arcade de l'époque rhabillaient les titres japonais à succès pour le marché américain, jusqu'à en adapter le graphisme des bornes elles-mêmes.
Le joueur contrôle un canon terrestre affrontant des vagues de vaisseaux extraterrestres surgissant des profondeurs de l'espace autour de la planète Saturne. Les formations ennemies s'accélèrent et se complexifient à chaque nouvelle vague, ce qui était typique d'une époque où les développeurs cherchaient encore la formule d'une difficulté progressive équilibrée et misaient surtout sur une densité de tirs croissante. Un imposant vaisseau-mère veille sur l'ensemble de l'assaut, et sa destruction exige de viser précisément ses points faibles exposés, une mécanique que des combats de boss plus élaborés rendraient célèbre quelques années plus tard. Les commandes restent sobres, avec un seul bouton de tir, ce qui était alors la norme et non un manque.
Aujourd'hui, Satan of Saturn relève surtout de la curiosité pour les collectionneurs et les passionnés des débuts de l'histoire des salles d'arcade, plus que d'un titre qui attirerait encore les foules de joueurs. Il n'en occupe pas moins une place bien à lui, comme témoignage du point de départ de SNK, plus tard célèbre pour des séries comme Metal Slug ou King of Fighters, sur la scène des bornes d'arcade. Pour les amateurs du genre, c'est une agréable incursion archéologique dans une époque où les règles du tir spatial s'écrivaient encore.
Pourquoi y jouer : C'est un regard sur les débuts de SNK et du genre du tir spatial à défilement fixe, qui allait, quelques années plus tard, se muer en combats de boss élaborés.
Jeu 141 sur 258 pour Arcade