Q*bert
Q*bert est arrivé sur Game Boy Color sous la forme d'une adaptation moderne du légendaire classique d'arcade du début des années quatre-vingt, rendu célèbre notamment par son personnage inimitable et son principe de jeu simple mais retors, dans lequel une créature orange au long museau saute sur une pyramide de cubes hexagonaux en changeant leur couleur, tout en évitant le serpent Coily et d'autres ennemis embusqués aux différents étages de la pyramide, qui deviennent plus rapides et plus imprévisibles à mesure que la partie avance. La version portable du studio Realtime Associates conserve le principe de base du saut dans quatre directions et y ajoute de nouveaux environnements, modes de jeu et menus ajustements destinés à rafraîchir le concept original, simple mais implacablement addictif, pour une nouvelle génération de joueurs.
Le jeu fonctionne comme un hybride de plateforme et de réflexion : le joueur doit anticiper les déplacements des ennemis et planifier son itinéraire sur la pyramide afin de colorer tous les cubes avant d'être rattrapé par un adversaire, ou bien utiliser les disques de secours situés sur les bords de la pyramide. L'écran couleur de la GBC a permis de mieux distinguer les différents états des cubes ainsi que les ennemis, rendant le jeu nettement plus lisible que les versions portables en noir et blanc, tandis que la musique entraînante et les effets sonores caractéristiques sont restés fidèles à l'original d'arcade, y compris le célèbre bruitage des jurons de Q*bert, devenu l'une des signatures reconnaissables de toute la franchise.
Bien que Q*bert fasse partie des titres plus discrets de la ludothèque GBC, ses règles simples et son gameplay facile à comprendre mais difficile à maîtriser parfaitement en font un jeu idéal pour de courtes sessions en déplacement, où quelques minutes suffisent pour une partie. Aujourd'hui, il est apprécié avant tout comme une adaptation portable honnête d'une icône de l'arcade, qui montre à quel point les principes des jeux des années quatre-vingt se transposaient bien sur des consoles de poche deux décennies plus tard, sans rien perdre de leur pouvoir addictif ni de leur lisibilité.
Jeu 84 sur 129 pour Game Boy Color