Daytona USA 2001
Quand la borne d'arcade originale de Daytona USA a fait son entrée dans les salles de jeux en 1993, elle a redéfini ce à quoi devait ressembler un jeu de course. Modèles 3D texturés, vitesse éblouissante, odeur d'essence et chœurs hurlant le fameux « Daytonaaa ! » : ce jeu était un phénomène. Et c'est précisément cet héritage que la version Dreamcast Daytona USA 2001 a porté plus loin, cherchant à ramener toute la magie de la salle d'arcade jusque dans le salon.
Le cœur de l'expérience reste ce qui a toujours fait de Daytona ce qu'elle est : trois circuits de difficulté progressive, du simple ovale pour débutants à un tracé exigeant truffé de virages, et surtout le drift. Le dérapage dans un virage n'y est pas une erreur, mais un art : un glissement bien amorcé et maîtrisé vous propulse hors de l'apex plus vite que tout le reste. Les voitures de stock car NASCAR se disputent la piste dans un peloton dense de rivaux, et la sensation de vitesse, portée par une image nette et fluide, reste pratiquement inégalée.
Cette sortie sur Dreamcast avait tout son sens : SEGA concevait sa dernière console comme une machine capable d'apporter la fidélité de l'arcade jusqu'au domicile. La Dreamcast partageait son architecture avec les bornes SEGA NAOMI, et Daytona USA était exactement le genre de titre destiné à démontrer cette philosophie. La version Dreamcast ajoutait, par rapport aux conversions plus anciennes, un graphisme amélioré, de nouveaux circuits et des modes supplémentaires ; il ne s'agissait donc pas d'un simple portage, mais d'une édition enrichie de la légende.
Sur le plan culturel, Daytona USA compte parmi les jeux de course les plus influents de tous les temps. Aux côtés de titres comme Virtua Racing et Sega Rally, il a aidé SEGA à définir le genre des courses arcade des années quatre-vingt-dix et a formé toute une génération de joueurs pour qui la salle d'arcade était un temple de la vitesse. Sa bande-son caractéristique, portée par des chœurs vocaux, est devenue un morceau culte de la culture internet, encore parodié et célébré aujourd'hui avec affection par les fans.
Sur la Dreamcast, devenue le symbole de la fin ambitieuse mais commercialement tragique de SEGA en tant que fabricant de matériel, Daytona rappelle ce dans quoi la firme excellait le mieux : un divertissement d'arcade pur et immédiat, sans fioritures inutiles. On saute au volant, on roule, on dérape, et on sourit.
Pourquoi y jouer : Pour la vitesse d'arcade la plus authentique et l'art du drift, qui vous happe dès les dix premières secondes et ne vous lâche plus.
Jeu 35 sur 54 pour SEGA Dreamcast