SteamWorld Dig
SteamWorld Dig combine plates-formes, creusement et compétences débloquées progressivement en un ensemble étonnamment addictif, que l'on peut terminer en une seule soirée tout en laissant une forte impression. La joueuse incarne le robot à vapeur Rusty, qui hérite d'une mine de son oncle et s'enfonce peu à peu de plus en plus profondément sous la ville de Tumbleton. Le décor est teinté de western, avec cactus, ciel désertique et habitants robotiques au ton laconique et à l'humour sec.
La boucle de jeu est simple et remarquablement bien réglée. On descend, on creuse sur les côtés et vers le bas, on ramasse minerais et pierres précieuses, on surveille ses réserves de lumière et d'eau dans le réservoir, et on remonte à temps à la surface pour vendre ses trouvailles. Avec l'argent gagné, Rusty améliore sa pioche, son endurance, sa lanterne et sa mobilité, si bien que la descente suivante va plus vite et va plus loin. Dans des grottes spéciales attendent des technologies qui changent les règles : forer à travers des blocs durs, courir sur les murs ou effectuer un saut propulsé à la vapeur. Creuser dessine par ailleurs sa propre carte, puisque chaque galerie que l'on creuse subsiste et devient son propre chemin de retour.
La version PlayStation Vita est sortie en même temps que celle destinée à la grande console, et la forme portable lui convient bien, car chaque descente est courte et offre un point naturel où interrompre la partie. Le graphisme dessiné à la main est net et lisible, la musique alterne motifs western paisibles et tonalités plus tendues dans les niveaux plus profonds, où l'environnement cesse d'être amical. La critique a surtout salué le rythme et le fait que le jeu ne traîne jamais en longueur, et le titre est devenu le socle d'une série qui s'est poursuivie avec d'autres épisodes dans des genres différents. Il est également intéressant de voir comment, sans le moindre mot d'explication, le jeu apprend au joueur à planifier le chemin du retour, car creuser vers le bas de façon imprudente finit toujours par se payer. Aujourd'hui, SteamWorld Dig se joue tout aussi bien qu'à l'époque et reste l'une des meilleures portes d'entrée pour qui veut découvrir sur Vita la création indépendante.
Jeu 51 sur 122 pour Sony PlayStation Vita