Klonoa: Door to Phantomile
Parfois, sous une apparence adorable se cache une histoire qui vous touchera plus que vous ne l'attendriez d'une plateforme colorée. Klonoa: Door to Phantomile est exactement ce cas de figure — et peut-être l'une des plus belles expériences de la première PlayStation.
Sur le plan mécanique, il s'agit d'une puzzle-plateforme 2.5D astucieuse : les personnages et le niveau se déroulent sur un plan, mais le monde du jeu est entièrement tridimensionnel, ce qui a permis à Namco de proposer de magnifiques angles de caméra et une profondeur de scène. L'Anneau de Vent de Klonoa vous permet de gonfler les ennemis puis de les utiliser — les projeter sur un autre adversaire, ou rebondir dessus pour un double saut et atteindre des hauteurs. De cette mécanique simple naît un contenu logique étonnamment riche, où vous devez réfléchir à qui attraper, quand et où le lancer.
Techniquement, c'était l'un des jeux les plus beaux visuellement de la console. L'environnement onirique et coloré du pays de Phantomile ressemble à un conte de fées que l'on a envie de contempler, et la musique complète l'atmosphère d'un charme mélancolique délicat.
Et puis il y a cette histoire. Sous une surface adorable se cache un récit étonnamment touchant qui monte vers une fin inoubliable et triste — un moment dont les joueurs se souviennent encore de longues années après. C'est précisément cette force émotionnelle qui a élevé Klonoa d'un charmant divertissement à un petit joyau.
Que ce ne fût pas un hasard, le fait que le jeu ait eu droit à un remake, le faisant découvrir à une nouvelle génération, le confirme. Klonoa reste la preuve qu'une plateforme n'a pas besoin d'être uniquement affaire de réflexes et de pièces à collecter — elle peut aussi avoir une âme.
Pourquoi y jouer : Pour ses mécaniques de lancer ingénieuses, sa beauté onirique et une histoire dont la fin vous émeut plus que vous ne l'attendriez d'une plateforme.
Jeu 36 sur 215 pour Sony PlayStation