Systém pro retro hraní
Batocera.linux
Linuxová distribuce, ze které uděláš retro konzoli z čehokoli — PC, Raspberry Pi i handheldu.
Logo systému Batocera.linux
Batocera je svobodná linuxová distribuce zaměřená výhradně na retro hraní. Funguje jako „plug & play": nainstalujete ji na SD kartu nebo USB disk, nabootujete a máte hotový herní systém — bez instalace na pevný disk a beze změny svého počítače. O zážitek se stará nádherný frontend EmulationStation, pod kapotou desítky emulátorů. Tytéž principy a uspořádání použijete na starém PC, na Raspberry Pi i na podporovaných handheldech.
Caractéristiques
- Typ
- Linuxová distribuce (zdarma, open-source)
- Frontend
- EmulationStation
- Jádra
- RetroArch + samostatné emulátory
- Zařízení
- PC (x86-64), Raspberry Pi, ARM handheldy
- Instalace
- image na SD/USB (nemění interní disk)
- Systémy
- 100+ konzolí, počítačů a arkád
- Ovladače
- Xbox, PlayStation, 8BitDo, Switch Pro…
Ce qu'il fait tourner
- Sans accrocVše 8/16bit, GB/GBA, PS1, domácí počítače
- La plupartN64, Dreamcast, PSP, Saturn (slušné PC/RPi5)
- Titres sélectionnésPS2, GameCube, Wii, 3DS (jen výkonné PC)
Qu'est-ce que Batocera.linux
Batocera.linux est un système d'exploitation d'émulation libre et open source, construit sur un Linux minimaliste dont l'unique mission est de transformer un ordinateur, un mini-PC, un ordinateur monocarte ou un handheld en une véritable console de jeu rétro. Il ne s'agit pas d'une distribution de bureau classique — Batocera se grave sur une carte microSD, une clé USB ou un disque interne, puis démarre directement dans l'interface de jeu EmulationStation (ou ses variantes EmulationStation-DE / ES-DE). L'utilisateur voit donc un menu graphique avec des illustrations des jeux, et non une ligne de commande ni un bureau avec des fichiers.
La philosophie du projet tient en une devise : « plug and play » — le système est conçu pour fonctionner sans nécessiter d'installation et sans modifier le système d'exploitation existant de l'ordinateur. Il suffit de l'écrire sur un support, de l'insérer, de démarrer et de jouer. La configuration, les jeux, les BIOS et les sauvegardes vivent tous sur une seule partition, si bien que l'ensemble de l'environnement est portable : la même carte peut être transportée d'une machine à l'autre, et Batocera s'adapte d'elle-même au matériel disponible.
Batocera s'adresse avant tout aux passionnés de jeu rétro qui souhaitent réunir en un seul endroit des dizaines de plateformes de jeu, d'Atari, NES, SNES, Mega Drive et des bornes d'arcade jusqu'à PlayStation, Nintendo 64, Dreamcast ou des systèmes plus récents selon la puissance du matériel. La cible regroupe aussi bien les débutants en quête d'une solution sans entretien que les utilisateurs avancés, qui apprécieront les possibilités poussées de configuration des émulateurs, des shaders et du contrôle sans fil.
Il est important de comprendre ce que Batocera n'est pas : ce n'est ni un entrepôt de jeux ni une source de ROMs. Le système fournit uniquement les émulateurs et l'interface — l'utilisateur doit ajouter lui-même le contenu de jeu (fichiers ROM, images de disques, BIOS), idéalement à partir de dumps réalisés par ses propres soins de ses cartouches et disques possédés légalement.
Histoire et contexte
Batocera est née vers 2016 comme une ramification de l'ancien projet Recalbox, avec lequel elle partage une partie de son ADN ainsi que l'idée de base d'un système d'émulation « clé en main » reposant sur EmulationStation. Un groupe de développeurs s'en est séparé en raison d'une vision différente de l'orientation du projet — Batocera a misé sur une prise en charge matérielle nettement plus large, un cycle de développement plus rapide et un modèle communautaire plus ouvert. Elle est ainsi devenue au fil du temps l'un des systèmes d'émulation les plus universels qui soient.
Alors que de nombreuses solutions concurrentes sont nées étroitement autour du Raspberry Pi (typiquement RetroPie), Batocera a visé plus large dès le départ : outre le Raspberry Pi, elle prend en charge les PC x86/x86_64 courants, une multitude d'ordinateurs monocarte ARM (Odroid, Orange Pi, cartes Rockchip), des handhelds chinois et même certains Mac Apple Silicon via la virtualisation. Cette diversité matérielle reste aujourd'hui son principal avantage concurrentiel.
Le marché de l'émulation rétro s'est profondément transformé entre 2016 et le milieu des années 2020. Une vague de handhelds ARM bon marché est apparue (Anbernic, Powkiddy et d'autres), la puissance des mini-PC et des cartes monocarte a augmenté, et la communauté autour de RetroArch a mûri. Batocera s'est imposée dans cet écosystème comme la « distribution pour tout » — un pont entre la scène DIY (Pi, Odroid) et les appareils portables prêts à l'emploi.
Le projet est développé comme une initiative communautaire à but non lucratif, sans vente commerciale de matériel. Il se finance par des dons et repose sur le travail de bénévoles. Cela se reflète aussi dans sa politique de licence et de contenu : Batocera ne distribue jamais de jeux ni de BIOS protégés, et met l'accent sur un usage légal.
Matériel : sur quoi ça tourne
Batocera n'a pas de matériel « propre » unique — c'est un système d'exploitation destiné à des appareils tiers, et il est donc plus pertinent de parler des familles de matériel qu'elle prend en charge. La première, et la plus puissante, regroupe les PC et mini-PC x86_64 : tout, des anciens ordinateurs portables aux Intel NUC, jusqu'aux configurations de jeu avec carte graphique dédiée. Ici, ce qui compte, c'est le CPU (Intel/AMD), le GPU (Intel/AMD intégré, ou dédié Nvidia/AMD/Intel Arc) et la quantité de RAM. Ce sont précisément les configurations x86 qui gèrent les émulations les plus exigeantes.
La deuxième grande famille regroupe les ordinateurs monocarte ARM (SBC). Le fer de lance est le Raspberry Pi (modèles 3, 4 et 5, avec des SoC de la série Broadcom BCM27xx et un GPU VideoCore), puis des cartes à puces Rockchip (RK3399, RK3568, RK3588) et Amlogic, comme les différents Odroid (N2/N2+, XU4) et Orange Pi. Ces cartes diffèrent par leur puissance de calcul, mais offrent toutes, en principe, une solution bon marché, économe en énergie et silencieuse pour l'émulation allant jusqu'à environ la génération PlayStation 1, N64, Dreamcast et une partie de la PSP/Saturn.
La troisième catégorie regroupe les handhelds ARM — des appareils de poche avec écran, manette et batterie intégrés, souvent équipés de puces Rockchip ou Allwinner. Pour certains modèles pris en charge, Batocera propose des images prêtes à l'emploi qui connaissent d'emblée la résolution de l'écran, le mappage des boutons et la gestion du rétroéclairage. Mais comme il s'agit de matériel tiers, les caractéristiques (SoC, GPU, taille et type d'écran, capacité de la batterie, ports, refroidissement) varient fortement d'un modèle à l'autre — il faut toujours vérifier l'appareil précis et sa prise en charge sur la page de compatibilité de Batocera.
Un dénominateur commun à travers tout ce matériel concerne les exigences en matière de stockage (microSD de classe A1/A2, SSD USB ou disque interne NVMe/SATA pour les grandes bibliothèques et un chargement rapide), de refroidissement (passif sur Pi/handhelds, ventilateur actif sur les SBC et mini-PC plus puissants pour éviter le throttling) et d'alimentation (une alimentation de qualité avec un courant suffisant — sur Raspberry Pi, la sous-tension est une cause fréquente de plantages et de corruption de données).
Logiciel et architecture du système
Le cœur de l'équipement logiciel est le frontend multiplateforme EmulationStation (dans ses versions ES classique et ES-DE plus moderne), qui affiche la bibliothèque de jeux, les métadonnées, les jaquettes et les aperçus vidéo, et sert de point central entre les différents systèmes et émulateurs. C'est depuis le frontend que l'on lance les jeux, modifie les réglages et pilote le scraping (téléchargement des métadonnées). Sur le plan visuel, le frontend peut être personnalisé grâce à des thèmes, dont il existe des dizaines.
Sous le capot, c'est surtout RetroArch qui prend en charge l'émulation elle-même — une plateforme multi-émulateurs qui utilise les différents émulateurs sous forme de cores (cœurs libretro), par exemple Snes9x et bsnes pour la SNES, Genesis Plus GX et BlastEm pour la Mega Drive, les cœurs Beetle/Mednafen pour la PCE, la PSX (Beetle PSX, ou séparément DuckStation), Mupen64Plus pour la N64 ou PCSX-ReArmed. RetroArch unifie les contrôles, les shaders, les sauvegardes d'état, le rembobinage (rewind) et le netplay entre les systèmes.
Outre RetroArch, Batocera intègre aussi de nombreux émulateurs autonomes (standalone), qui offrent pour certains systèmes de meilleures performances ou une meilleure précision : typiquement PCSX2 (PS2), RPCS3 (PS3), Dolphin (GameCube/Wii), Cemu (Wii U), Citra/melonDS (Nintendo DS/3DS), PPSSPP (PSP), Flycast (Dreamcast/NAOMI), Supermodel (Sega Model 3), ScummVM, DOSBox et d'autres encore. Batocera cherche en outre à ajouter des moteurs de jeu et des portages (par exemple des moteurs open source pour des titres classiques) et, dans certains cas, même la possibilité de lancer des jeux PC natifs.
Côté mises à jour, Batocera est distribuée sous forme d'image complète en versions stables (avec une branche bêta parallèle). La mise à jour se fait typiquement soit directement depuis le menu du système (mise à jour over-the-air au sein de la même version), soit en réécrivant l'image lors d'un passage majeur entre versions. La configuration, les jeux et les sauvegardes restent alors préservés sur la partition de données, à condition que l'utilisateur suive la méthode recommandée.
Compatibilité par plateformes
La règle générale est la suivante : plus un système est récent et exigeant en 3D, plus il demande de puissance matérielle. Pratiquement n'importe quel ordinateur ou SBC équipé de Batocera fait tourner sans problème les ères 8 bits et 16 bits — Atari 2600/7800, NES, SNES, Sega Master System, Mega Drive/Genesis, Game Boy / GBC / GBA, PC Engine, Neo Geo, ainsi que la plupart des sets d'arcade classiques (MAME/FBNeo). Ces systèmes tournent sans compromis même sur les appareils les moins chers, souvent avec de la marge pour les shaders et le rembobinage.
Le milieu de gamme (Raspberry Pi plus puissant, Rockchip RK3399/RK3568, mini-PC modestes) parvient généralement à faire tourner correctement la PlayStation 1, la Nintendo 64, la Sega Saturn (avec des compromis), la Dreamcast et une grande partie de la PSP. Pour la N64 et la Saturn, la situation reste traditionnellement délicate en raison de la complexité de l'émulation — certains titres tournent parfaitement, d'autres nécessitent des réglages ou un cœur précis. C'est là qu'il vaut la peine d'expérimenter avec les réglages et le choix de l'émulateur.
Les systèmes exigeants comme la PlayStation 2 (PCSX2), la GameCube et la Wii (Dolphin), la Wii U (Cemu), la Nintendo 3DS (Citra) et l'arcade plus récente (Sega Model 3 dans Supermodel) demandent un PC x86 puissant avec une carte graphique correcte, ou éventuellement les cartes ARM les plus puissantes de type RK3588 — et même là, il s'agit davantage de « jouable avec des compromis » que d'une fluidité totale sur tous les jeux. Les plateformes les plus exigeantes comme la PlayStation 3 (RPCS3), la Xbox ou la Nintendo Switch restent dans la catégorie expérimentale : elles nécessitent des configurations x86 haut de gamme et demeurent problématiques, voire totalement injouables, pour de nombreux titres.
Démarche pratique recommandée : avant tout achat ou déploiement, vérifier sur le site de Batocera la page de compatibilité et les recommandations pour le matériel précis, et pour les systèmes à la limite, s'attendre à ce que la jouabilité varie d'un jeu à l'autre. Des attentes réalistes sont la clé de la satisfaction — aucun handheld à quelques milliers de couronnes ne fera tourner la PS2 sans accroc dans tous les titres.
Contrôles et ergonomie
Batocera est construite autour de la manette comme principal moyen de contrôle. Elle prend en charge une large gamme de manettes — Xbox filaires et sans fil (XInput), PlayStation DualShock 4 / DualSense, manette Pro Nintendo Switch, manettes rétro 8BitDo et de nombreuses manettes USB et Bluetooth génériques. Lors de la première connexion, l'utilisateur passe par le mappage des boutons (configuration de la manette), qui se répercute ensuite automatiquement dans EmulationStation comme dans tous les émulateurs.
Un élément clé de l'ergonomie est le Hotkey — généralement le bouton Select (ou une touche dédiée) — qui, combiné à d'autres boutons, permet en cours de jeu d'ouvrir un menu, de sauvegarder/charger un état, de rembobiner, de changer d'emplacement de sauvegarde ou de quitter le jeu, sans devoir retourner dans le système. Cela accélère nettement l'utilisation et contribue à donner à Batocera son côté « console ».
Sur les handhelds, les contrôles sont dictés par la construction physique de l'appareil (croix directionnelle, deux à quatre boutons d'épaule, sticks analogiques selon le modèle), et Batocera s'efforce d'avoir des boutons prémappés pour les modèles pris en charge. Pour un usage de salon, en revanche, la flexibilité est un atout majeur : on peut brancher plusieurs manettes pour jouer à plusieurs, un panneau d'arcade (joystick + boutons), un clavier et une souris pour les systèmes informatiques (DOS, ScummVM), ou un pistolet optique/spinner pour l'arcade.
Pour plus de confort, Batocera propose aussi la gestion de plusieurs profils de manettes, l'attribution automatique des positions de joueur (Joueur 1 à 4) et la possibilité de piloter la navigation de base du frontend depuis le clavier. La connexion sans fil via Bluetooth est intégrée — un handheld ou un mini-PC peut ainsi fonctionner entièrement sans câbles, avec seulement des manettes appairées.
Image, son et shaders
Sur le plan visuel, Batocera mise sur les shaders RetroArch, capables d'imiter fidèlement l'apparence des écrans d'époque. Les plus appréciés sont les shaders CRT (par exemple la famille crt-royale, crt-guest-advanced, zfast-crt et Lottes), qui simulent la courbure, les lignes de balayage (scanlines), le masque de luminophore et le léger flou typiques des vieux téléviseurs. Grâce à eux, les jeux en pixel art ont l'apparence que leurs auteurs avaient imaginée à l'époque — des pixels nets sur un LCD moderne rendent souvent un résultat différent de ce que les créateurs attendaient.
Outre les effets CRT, on trouve aussi des shaders pour la grille LCD (idéaux pour la Game Boy et les consoles portables), divers filtres de lissage (xBRZ, ScaleFX) et le scaling entier (integer scaling) pour conserver le bon rapport d'aspect et la netteté des pixels. Le choix peut se faire globalement, pour tout un système, ou individuellement pour un jeu précis. L'exigence des shaders en termes de performance varie — les shaders CRT lourds demandent une carte graphique correcte, tandis que les variantes « fast » tournent même sur des appareils modestes.
Pour le son, Batocera s'appuie sur la pile audio Linux standard et propose dans RetroArch un réglage de la latence et de la synchronisation du son avec l'image. Pour les systèmes rétro, il est essentiel que la puce sonore (synthèse FM de la Mega Drive, SID du Commodore, différents PSG) sonne de façon authentique — ce que garantissent des cœurs d'émulation précis. Sur une sortie HDMI, le son peut être dirigé vers une télévision ou un ampli-récepteur, ou encore vers des enceintes ou un casque USB ou Bluetooth.
Côté sortie, Batocera prend en charge diverses résolutions et fréquences de rafraîchissement, y compris des options pour les passionnés d'authenticité, comme la sortie vers de véritables écrans CRT via un matériel adapté (sur des configurations x86 compatibles, avec des modes spécifiques CRT et une basse résolution). Mais pour la plupart des utilisateurs, une sortie HDMI vers une télévision ou un moniteur moderne, avec un shader adapté, suffit amplement.
Autonomie et alimentation
Comme Batocera ne fonctionne pas sur un seul type d'appareil, l'autonomie et la consommation varient fortement selon le matériel. Sur les handhelds, ce qui compte est la capacité de la batterie intégrée (typiquement quelques milliers de mAh) et surtout l'exigence des systèmes émulés : une émulation légère 8/16 bits ménage la batterie et tient de longues heures, tandis que les systèmes 3D exigeants poussent le SoC à pleine puissance, le font chauffer et vident la batterie bien plus vite.
Sur les appareils de salon (mini-PC, SBC), ce n'est pas la batterie qui compte, mais la consommation sur secteur. Les ordinateurs monocarte comme le Raspberry Pi sont très économes en énergie (de quelques watts à quelques dizaines de watts), tandis que des configurations x86 puissantes avec carte graphique dédiée réclament nettement plus lors de l'émulation PS2/PS3. Sur Raspberry Pi, une alimentation de qualité avec un courant suffisant est absolument essentielle — une sous-tension provoque des plantages, une corruption de la carte SD et des erreurs apparemment « aléatoires ».
Consommation et température sont étroitement liées. Quand le SoC ne dispose pas d'un refroidissement suffisant, un throttling thermique survient (réduction des fréquences), ce qui se traduit par des chutes de FPS et des saccades du son. Sur les appareils plus puissants, il vaut donc la peine d'investir dans un dissipateur passif, voire un ventilateur actif ; sur les handhelds, le refroidissement dépend de la construction, et sur certains modèles, Batocera permet de régler des profils de performance/économie.
Recommandation pratique : pour un usage nomade, choisir des systèmes plus légers et éventuellement limiter la luminosité de l'écran et les profils de performance ; pour un usage de salon, investir dans une bonne alimentation, un bon refroidissement et un stockage rapide. Sur les appareils portables, il est bon de surveiller l'indicateur de batterie et de garder à l'esprit que l'émulation est généralement plus exigeante que l'exécution native des jeux.
Accessoires
L'accessoire le plus important est un stockage de qualité. Pour les microSD, il vaut la peine de choisir des cartes de classe A1/A2 avec une bonne vitesse de lecture/écriture aléatoire, car elles hébergent à la fois le système et la bibliothèque de jeux — une carte lente signifie des chargements longs et des saccades. Pour les grandes collections et les systèmes exigeants (PS2, GameCube), il est avantageux de passer à un SSD USB ou à un disque interne NVMe/SATA, sur lequel Batocera peut placer les données sur une partition ou un disque séparé.
La deuxième catégorie clé, ce sont les manettes. Outre les manettes Xbox, PlayStation et Switch déjà citées, les manettes rétro 8BitDo sont un bon choix (excellentes pour les systèmes 2D), ainsi que les récepteurs sans fil, et pour les passionnés d'arcade, des panneaux d'arcade avec micro-switchs et joysticks. Pour jouer à plusieurs, un hub USB ou plusieurs manettes Bluetooth appairées simultanément sont bien pratiques.
Pour un usage de salon, un câble HDMI est utile, ainsi qu'une sortie audio vers des enceintes, et pour le Raspberry Pi et les SBC, un boîtier (case) de qualité avec refroidissement. Pour une expérience authentique, il existe divers adaptateurs et du matériel pour une sortie vers des téléviseurs CRT, ainsi que, pour le confort, une télécommande ou un clavier sans fil avec pavé tactile pour les systèmes nécessitant souris/clavier.
En complément, un lecteur de cartes pour graver et sauvegarder les images en toute sécurité, une alimentation de qualité adaptée à l'appareil, et pour les handhelds, une housse de protection et une batterie externe sont utiles. L'investissement dans le stockage, le refroidissement et l'alimentation se rentabilise en stabilité et en rapidité plus que tout le reste.
Configuration étape par étape
1) Installation du système : on télécharge depuis le site officiel de Batocera l'image correspondant au matériel visé (différente pour x86_64, pour Raspberry Pi, pour tel ou tel SBC/handheld). L'image est écrite sur une carte microSD ou une clé USB à l'aide d'un outil comme balenaEtcher, Raspberry Pi Imager ou Rufus. Une fois le support inséré et le système démarré, Batocera se décompresse elle-même et prépare la partition de données au premier démarrage. Pour une installation fixe sur disque, le système peut être installé sur le stockage interne depuis le menu.
2) Manette et réseau : au premier démarrage, on connecte une manette et on effectue le mappage des boutons. Dans le menu, on configure le Wi-Fi ou l'Ethernet — le réseau est utile pour télécharger les métadonnées (scraping), transférer des jeux via un partage réseau et effectuer les mises à jour. Batocera expose en effet son répertoire de jeux comme un partage réseau (Samba/SMB), ce qui permet de copier des jeux depuis un ordinateur via l'Explorateur ou le Finder.
3) Jeux et dossiers : les ROMs et images sont copiées dans le répertoire roms, où chaque plateforme dispose de son propre sous-dossier (par exemple snes, megadrive, psx, n64). Il est important de respecter le format de fichier correct pour chaque système. Une fois la copie effectuée, on met à jour la liste des jeux dans EmulationStation (rafraîchissement/redémarrage). Les jeux doivent provenir de sources légales — voir la section sur la légalité.
4) BIOS et scraping : certains systèmes (PS1, PS2, Dreamcast, Saturn, Neo Geo, etc.) nécessitent des fichiers BIOS originaux, à copier dans le répertoire bios — Batocera dispose dans son menu d'un aperçu « Missing BIOS », qui indique ce qui manque et les sommes de contrôle (checksums) attendues. Les BIOS doivent être obtenus légalement à partir de son propre matériel. Enfin, on lance le scraper, qui télécharge les jaquettes, descriptions, aperçus vidéo et métadonnées, pour que la bibliothèque ait un aspect professionnel. Le système est alors prêt à jouer.
Modèles, révisions et variantes
Batocera n'existe pas en « modèles » matériels, mais en différentes versions (builds) selon la plateforme cible. Pour chaque architecture prise en charge existe une image distincte : x86_64, Raspberry Pi (3/4/5 et autres), et toute une série d'images spécifiques pour tel ou tel SBC ou handheld à puces Rockchip, Allwinner, Amlogic, etc. Il est indispensable de télécharger exactement la variante correspondant à l'appareil — une image pour une autre puce ne démarrera tout simplement pas.
Côté versionnage, le projet publie des versions stables numérotées tout en maintenant en parallèle une branche bêta/de développement, où arrivent les émulateurs et correctifs les plus récents. Les versions stables sont recommandées pour un usage courant ; la bêta s'adresse à ceux qui veulent les cœurs les plus récents ou la prise en charge d'un nouveau matériel, au prix d'une possible instabilité. Entre les versions majeures, l'organisation des partitions ou le frontend par défaut peuvent parfois changer, d'où l'intérêt de lire les notes de version.
La variabilité concerne aussi le frontend et les thèmes : bien que EmulationStation soit le choix par défaut, l'apparence peut être radicalement transformée en installant d'autres thèmes, et dans certaines versions, en choisissant entre l'ES classique et l'ES-DE. Les jeux d'émulateurs fournis diffèrent également — sur les plateformes puissantes, des émulateurs standalone exigeants sont disponibles (PCSX2, RPCS3, Dolphin), tandis que sur les plus modestes, on s'appuie surtout sur des cœurs libretro légers.
Pour s'orienter, mieux vaut toujours partir de la liste officielle du matériel pris en charge sur le site de Batocera, où figure pour chaque appareil s'il est pris en charge et dans quelle mesure, quelle image utiliser et à quoi faire attention. C'est plus fiable que de supposer qu'une image « quelconque » fonctionnera universellement.
Problèmes courants et solutions
Le système ne démarre pas ou plante : la cause la plus fréquente est une image incorrecte (pour un autre matériel), une carte SD défectueuse ou trop lente, et sur Raspberry Pi, une sous-tension due à une alimentation trop faible. La solution consiste à vérifier que le bon build a été téléchargé, à réécrire l'image avec un outil fiable, à essayer une autre carte (de marque) de classe A1/A2, et à utiliser une alimentation adaptée. Il est aussi utile de vérifier que le support n'a pas été endommagé lors de l'écriture.
Un jeu ne se lance pas / écran noir / pas de son : typiquement, il manque le BIOS (vérifier le menu Missing BIOS et les checksums), un émulateur/cœur inadapté est sélectionné pour le titre en question, ou le format de la ROM/image est incorrect. La solution consiste à ajouter le bon BIOS, à basculer dans les réglages du jeu vers un autre cœur (par exemple pour la PS1, essayer Beetle PSX plutôt que DuckStation), ou à vérifier l'intégrité du fichier. En cas de saccades, un cœur plus léger ou la désactivation de shaders exigeants peut aider.
La manette ne fonctionne pas ou a des boutons inversés : refaire le mappage dans la section controllers, vérifier s'il s'agit d'un appareil XInput ou DirectInput, et pour les manettes Bluetooth, vérifier l'appairage. Avec plusieurs manettes, vérifier l'attribution des positions de joueur. Certaines manettes génériques nécessitent un mappage manuel.
Les jeux ne s'affichent pas après la copie : les fichiers doivent se trouver dans le bon sous-dossier du répertoire roms et avoir un format pris en charge ; il faut ensuite effectuer une mise à jour de la liste dans EmulationStation (rafraîchir la liste des jeux ou redémarrer). Lors d'un transfert par réseau, vérifier que le partage SMB est correctement configuré. En cas de problèmes de performance (throttling), s'attaquer au refroidissement, et sur les handhelds, aux profils de performance — un SoC en surchauffe réduit les FPS.
Communauté et où trouver de l'aide
La principale source de vérité est la wiki et la documentation officielles de Batocera, où l'on trouve des guides d'installation, la liste du matériel pris en charge, les exigences en matière de BIOS, les formats de fichiers pour chaque système et des conseils de dépannage. Avant de poser une question à la communauté, mieux vaut d'abord parcourir la wiki — elle couvre l'immense majorité des situations courantes et est régulièrement mise à jour.
Pour les échanges en direct et une aide rapide, il y a le serveur Discord officiel et des forums communautaires (y compris des communautés d'émulation plus générales). On peut y traiter d'un matériel précis, partager des configurations, signaler des bugs et trouver des personnes possédant le même appareil. La communauté est globalement accueillante, mais attend du demandeur qu'il précise le matériel exact, la version de Batocera et une description du problème — cela accélère nettement l'aide obtenue.
On trouve aussi un grand nombre de tutoriels, tests et comparatifs sur YouTube et dans des blogs textuels consacrés aux handhelds rétro et à l'émulation. Attention toutefois à l'ancienneté du contenu — la scène de l'émulation évolue vite, et un tutoriel vieux d'un an peut décrire un menu différent ou des cœurs recommandés différents. Il est toujours bon de vérifier que le tutoriel correspond à votre version du système.
Le projet étant open source, le code source, les rapports de bugs (issues) et les discussions de développement sont publiquement accessibles sur le GitHub/GitLab du projet. Les utilisateurs plus avancés peuvent ainsi signaler un problème reproductible, suivre le développement du support d'un nouveau matériel, ou même contribuer. La nature communautaire du projet fait que la qualité du support dépend directement de la précision avec laquelle vous décrivez le problème.
Alternatives et comparaison
Le proche parent le plus évident est Recalbox, dont Batocera est autrefois issue. Recalbox est généralement perçu comme un peu plus « peaufiné » et resserré du point de vue utilisateur, tandis que Batocera offre une prise en charge matérielle plus large, une intégration plus rapide des nouveaux émulateurs et davantage de possibilités de configuration. Pour un débutant complet, Recalbox peut être légèrement plus accueillant ; pour l'universalité et la profondeur, c'est généralement Batocera qui l'emporte.
Sur Raspberry Pi, le choix traditionnel est RetroPie, très configurable et doté d'une immense communauté, mais plus « bricoleur » — il s'appuie sur Raspbian et demande davantage de travail manuel. Batocera est, par comparaison, plus proche d'un « appareil » : on règle moins de choses au niveau du système, on joue davantage. Sur PC, il existe aussi Lakka (RetroArch pur en guise d'OS) — minimaliste et très léger, mais sans frontend riche ni large portefeuille d'émulateurs standalone.
Pour les utilisateurs qui veulent rester sous Windows, des solutions complètes comme LaunchBox/BigBox ou un RetroArch assemblé à la main constituent une alternative. Elles offrent une intégration au bureau et un frontend commercial soigné, mais perdent le charme du système monofonction « on allume et on joue » et exigent l'entretien complet de Windows. Batocera, à l'inverse, est un système d'exploitation autonome, qui ne se préoccupe de rien d'autre.
En résumé : si vous voulez un seul système pour toutes sortes de matériels différents (PC, Pi, SBC, handhelds) avec un entretien minimal et une large palette d'émulateurs, Batocera est un excellent choix. Si vous vous limitez strictement au Raspberry Pi et voulez un contrôle maximal, envisagez RetroPie ; si vous voulez un système extrêmement léger, regardez du côté de Lakka ; et si vous ne voulez pas quitter Windows, tournez-vous vers une solution de bureau.
Aspect légal et à qui cela convient
Batocera en elle-même est entièrement légale — c'est un logiciel open source qui ne contient aucun jeu ni BIOS protégé. La zone grise, voire illégale, apparaît seulement dans ce dont on remplit le système. La voie éthiquement et juridiquement propre consiste à jouer avec ses propres dumps : des ROMs et images de disques créées à partir de jeux que l'on possède physiquement (cartouches, disques), et des BIOS extraits de son propre matériel. Télécharger des ROMs et des BIOS depuis internet constitue, dans la plupart des juridictions, une violation du droit d'auteur, même si l'on a « autrefois » possédé le jeu en question.
Il existe aussi des sources de contenu totalement légales : jeux homebrew, freewares, versions de démonstration, titres du domaine public, ainsi que des moteurs et portages open source modernes (par exemple des réimplémentations open source de classiques). Pour le DOS et les vieux jeux PC, des distributions légales existent via des boutiques spécialisées dans les classiques. Il est donc possible d'utiliser Batocera durablement et en toute légalité, sans un seul fichier « piraté ».
À qui Batocera convient : aux passionnés de rétro souhaitant une interface unifiée pour de nombreux systèmes ; aux propriétaires de Raspberry Pi, de mini-PC ou de SBC en quête d'une console de jeu sans entretien ; à ceux qui veulent rejouer aux classiques de leur enfance à partir de leurs propres cartouches ; et aux bricoleurs qui aiment peaufiner shaders, manettes et performances. Cela convient aussi parfaitement pour jouer à plusieurs sur la télévision, en guise de « console » rétro de salon.
À qui cela ne convient pas : à ceux qui attendent de lancer sans effort les derniers jeux AAA (l'émulation des systèmes exigeants sur du matériel courant n'y parviendra pas), aux utilisateurs peu disposés à configurer quoi que ce soit sur les systèmes limites, et à ceux qui ne veulent pas se soucier d'obtenir du contenu légalement. Des attentes réalistes, un matériel de qualité (stockage, refroidissement, alimentation) et une bibliothèque légale issue de ses propres dumps sont la recette pour que Batocera reste un plaisir pendant de longues années.
Plus de guides
Anbernic RG35XX Pro
Horizontální handheld s čipem H700 — sladké místo mezi cenou a výkonem.
R36S
Cenově dostupný klon s vertikálním displejem a otevřeným systémem.
Raspberry Pi & spol.
Levná krabička velikosti karetní krabičky, ze které uděláš retro konzoli pod televizi.
Android (boxy, TV i telefony)
Telefon, TV box nebo Android TV — emulátor stáhneš z obchodu a hraješ během minut.
Emulace na PC
Nejvýkonnější a nejflexibilnější cesta — od 8 bitů až po PS2, GameCube a 3DS.
iOS (iPhone & iPad)
Od roku 2024 jdou emulátory i na iPhone a iPad — přímo z App Storu.
Emulace na konzolích (PS, Xbox, Switch)
I z PlayStationu, Xboxu nebo Switche jde udělat retro stroj — přes jejich homebrew scénu.
Game Stick (HDMI)
Levný HDMI „stick" do televize s párem bezdrátových ovladačů — retro hraní bez instalace.
Steam Deck
Kapesní herní PC od Valve — a po pár minutách s EmuDeckem i nejvýkonnější retro handheld, jaký seženeš.
Miyoo Mini Plus
Drobná vertikální klíčenka do kapsy s úžasným poměrem cena/zážitek a komunitním OnionOS.
ROMky: kde se berou hry pro emulátory
Co je ROM, jak ji získat legálně, jak je to se zákonem a proč na preservaci her záleží.
AYN Odin 2
Výkonný Android handheld ve stylu herního ovladače, ve víc výkonnostních variantách.
Miyoo A30
Vodorovná kapesní konzole ve stylu Game Boy Micro, ideální na NES až PS1 klasiku.
Miyoo Flip
Véčko ve stylu GBA SP s čipem RK3566 – zvládne i Dreamcast, i když ne vždy plynule.
Miyoo Mini V4
Čtvrtá revize levné legendy – stejný slabý čip, ale konečně vydrží baterie i Wi-Fi.
Powkiddy RGB30
Hranatý handheld se čtvercovým displejem a joysticky posazenými nad tlačítky místo vedle nich.
Retroid Pocket 4 Pro
Nejvýkonnější Retroid s AMOLED displejem, který se otáčí i na výšku.
Retroid Pocket 5
Levnější sourozenec Pocket 4 Pro s větším displejem a osvědčeným výkonem.
Retroid Pocket Mini
Kapesní konzole ve skutečně kapesní velikosti pro rychlé retro hraní odkudkoli.
Anbernic RG28XX
Nejmenší člen rodiny s čipem H700, kapesní tvar inspirovaný klasickými herními konzolemi.
Anbernic RG34XX
Sklápěcí tělo v duchu klasických konzolí s neobvyklým 3,4palcovým displejem.
Anbernic RG353M
Vodorovný sourozenec RG353V se stejným T618 čipem a asymetrickými páčkami à la Vita.
Anbernic RG353V
Svislý PDA tvar, duální Android/Linux boot a čip T618 v kapesním balení.
Anbernic RG35XX
Malá krabička, která v roce 2023 nastartovala vlnu levných linuxových retro handheldů.
Anbernic RG35XX H
První RG35XX s pořádnými analogovými páčkami, míří na 3D hry z Nintenda 64 a PSP.
Anbernic RG35XX Plus
Stejná krabička jako RG35XX, jen konečně s Wi-Fi a Bluetooth pro bezdrátové ovladače.
Anbernic RG35XX SP
Sklápěcí tvar jako Game Boy Advance SP – displej schovaný pod krytkou přímo v kapse.
Anbernic RG405M
Kovové tělo, klasické tlačítka bez dotykové obrazovky a čip Unisoc T618.
Anbernic RG405V
Celokovové tělo, čip Unisoc T618 a čistě linuxový systém bez Androidu a kompromisů.
Anbernic RG40XX H
Vodorovná varianta se 4palcovým displejem a čipem H700 pro pohodlnější držení.
Anbernic RG40XX V
Svislá varianta ve tvaru připomínajícím klasický Game Boy, se stejným čipem jako model H.
Anbernic RG503
OLED displej, kovové tělo a čip RK3566 v klasickém tvaru herního ovladače.
Anbernic RG505
Tvar jako PS Vita, ale uvnitř skutečný Qualcomm Snapdragon 865 a AMOLED displej 960×544.
Anbernic RG556
Vlajková loď Anbernic s AMOLED displejem, čipem Unisoc T820 a duálním Android/Linux systémem.
TrimUI Brick
Vertikální handheld ve stylu Game Boye se stejnou elektronikou jako Smart Pro.
TrimUI Smart Pro
Malé tělo, velký 4,96" 16:9 displej a čip sdílený s TrimUI Brick.