Super Monaco GP
Le rugissement d'un moteur seize soupapes, un virage qu'il faut négocier au millimètre près, et des adversaires qui ne vous laissent pas une seconde de répit - Super Monaco GP amène la Formule 1 à l'écran avec une vitesse à couper le souffle pour l'époque. Ce n'est pas une balade tranquille, mais une véritable expérience de course qui vous cloue au siège dès le feu de départ.
Sur le plan du jeu, il s'agit d'un titre de course classique vu de derrière le véhicule, où tout dépend de la trajectoire idéale, du freinage avant le virage et d'une gestion fine de l'accélérateur. Le jeu vous demande d'apprendre le tracé, de doubler au bon moment et de surveiller votre position dans le peloton. Les versions consoles ont ajouté, par rapport à la borne d'arcade, une dimension de carrière plus longue, où l'on ne court pas seulement pour un trophée, mais pour progresser sur toute une saison.
Super Monaco GP a été créé par SEGA et s'inscrivait dans la riche tradition de ses bornes d'arcade de course. Dans les années quatre-vingt, SEGA figurait parmi l'élite du genre des courses rapides et spectaculaires, et ce titre fut son entrée dans l'univers de la Formule 1. De la version d'arcade, le jeu s'est progressivement retrouvé sur des consoles domestiques, notamment sur la Master System huit bits.
La version pour Master System a dû réussir à transposer l'impression de vitesse sur un matériel nettement plus faible que celui de la borne d'arcade originale. Elle a néanmoins su conserver la tension et un rythme soutenu, ce qui en a fait l'un des titres de course respectés de sa bibliothèque console. Pour les possesseurs de Master System, c'était l'une des façons de goûter à l'atmosphère de la reine des sports mécaniques directement dans leur salon.
Sur le plan culturel, Super Monaco GP a confirmé que SEGA maîtrisait les courses comme peu d'autres, renforçant sa réputation de marque associée à la vitesse et à l'action d'arcade. Pour de nombreux joueurs, ce fut l'un des premiers contacts avec une Formule 1 numérique à une époque où les simulateurs sous licence n'étaient pas encore chose courante.
Pourquoi y jouer : Pour l'adrénaline de la Formule 1 façon arcade et la sensation de vitesse que SEGA savait faire naître même sur du matériel huit bits.
Jeu 35 sur 67 pour SEGA Master System