God of War Ragnarök
God of War Ragnarök conclut la duologie nordique consacrée à Kratos et à son fils Atreus. Le Fimbulwinter a déjà recouvert les neuf royaumes, Odin comme Thor sont sur les talons des héros, et la question de savoir si la prophétie peut être changée devient l'axe de tout le récit. Le jeu poursuit la formule du long plan-séquence continu sans coupe, où combats, exploration et dialogues en marchant s'entremêlent. Atreus, pour la première fois, devient lui aussi un personnage pleinement jouable, avec ses propres passages et un style de combat différent.
Le système de combat s'appuie sur le précédent volet et l'enrichit. La hache Leviathan gèle toujours, les Lames du Chaos brûlent, et une troisième arme fait son apparition, changeant profondément le rythme des affrontements ; chacune possède son propre ensemble de compétences, de runes et de coups de grâce. Les ennemis sont plus variés qu'auparavant, les boss ont des schémas d'attaque lisibles mais exigeants, et le jeu propose un large éventail de niveaux de difficulté ainsi que des options d'accessibilité remarquablement soignées. Les neuf royaumes sont plus ouverts, avec des quêtes annexes dotées de leurs propres arcs narratifs, des énigmes cachées dans des ruines et des trésors dissimulés derrière une utilisation astucieuse des armes. Kratos comme Atreus possèdent leur propre arbre de compétences, et le jeu change régulièrement le personnage contrôlé, si bien que le rythme des combats ne s'essouffle jamais.
Le titre est sorti simultanément sur PlayStation 4 et PlayStation 5, mais sur la nouvelle console il propose une résolution plus élevée, une fluidité accrue et la prise en charge du retour haptique, qui permet de sentir chaque coup de hache dans les mains. Visuellement, il se distingue par son traitement de la lumière dans les cols enneigés ainsi que par la fantaisie colorée de royaumes comme Vanaheim ou Alfheim, tandis que la musique s'appuie sur des chœurs et des instruments nordiques. La critique a très bien accueilli le jeu, saluant l'écriture des personnages et les performances d'acteurs, les réserves portant surtout sur sa grande fidélité mécanique à son prédécesseur. Aujourd'hui, Ragnarök reste l'un des meilleurs arguments en faveur de la série dans son ensemble. Le studio a ensuite ajouté l'extension gratuite Valhalla, qui transforme le système de combat en une expérience roguelite et revient sur le passé du héros.
Jeu 9 sur 176 pour Sony PlayStation 5