.hack//Infection Part 1
.hack//Infection Part 1 est le premier volet d'une série en quatre parties dans laquelle Bandai et le studio CyberConnect2 ont transposé sur PlayStation 2 un MMORPG fictif nommé The World. Le joueur incarne Kite, un adolescent dont l'amie tombe dans le coma après avoir joué au jeu, et son enquête sur la cause de ce mal l'entraîne au plus profond des serveurs du monde virtuel, où il croise une mystérieuse figure portant un bracelet étrange et commence à découvrir un complot remontant jusqu'aux créateurs du jeu eux-mêmes. Le jeu simule ainsi un RPG en ligne sans réellement l'être – les donjons sont générés à partir de mots-clés que le joueur recherche et combine à partir de différentes combinaisons de lettres, et l'histoire se déroule aussi en dehors des combats, via des e-mails, des salons de discussion et des messages d'autres « joueurs », un procédé narratif inhabituel en 2002 qui simulait une communauté en ligne bien vivante, alors qu'il s'agit d'un titre purement solo.
Le système de combat combine des affrontements d'action en temps réel avec des éléments de dungeon crawler – le joueur traverse des zones générées de façon procédurale, ramasse des objets et de l'or, combat des monstres à l'aide de combos simples et de magie, et étoffe peu à peu son groupe avec d'autres personnages jouables ou contrôlés par l'IA, recrutés directement dans les villes du jeu. Le visuel mise sur un rendu cel-shading animé qui imite le style de la série animée d'accompagnement .hack//Liminality, fournie avec le jeu sur DVD et qui enrichissait l'histoire d'un regard extérieur, depuis le monde réel en dehors du jeu The World. Le rythme du jeu est plus lent et plus répétitif que celui des JRPG classiques, ce qui fut critiqué à l'époque, mais l'atmosphère mélancolique, le ton mystérieux et la musique aux motifs choraux comptent aujourd'hui encore parmi les plus grandes forces de la série.
Grâce à l'interdépendance de ses quatre volets (Infection, Mutation, Outbreak, Quarantine), chacun sorti séparément à quelques mois d'intervalle et ne proposant qu'une partie d'une histoire par ailleurs linéaire, et grâce à son anime d'accompagnement, le jeu constituait l'une des tentatives les plus ambitieuses de franchise transmédia sur console de son époque. Aujourd'hui, il fait plutôt figure de curiosité et de capsule temporelle de la fascination naissante pour la culture MMORPG avant l'arrivée des véritables jeux en ligne, mais pour les fans de la série et de la pop culture japonaise, il reste un morceau important et atmosphérique de l'histoire de la PS2, qui conserve encore aujourd'hui toute son originalité.
Pourquoi y jouer : Intéressant pour les fans de la série et de la pop culture japonaise comme une capsule temporelle atmosphérique de la fascination naissante pour la culture MMORPG, même s'il fait aujourd'hui plutôt figure de curiosité que de classique intemporel.
Jeu 136 sur 269 pour Sony PlayStation 2