Samorost 2
Samorost 2 a repris tout ce qui fonctionnait dans le premier petit jeu et lui a donné plus d'espace. Cette fois, des extraterrestres enlèvent le chien du lutin, qui part le retrouver à travers l'univers — c'est là toute l'histoire, encore une fois sans le moindre mot. La première moitié se jouait gratuitement dans le navigateur, pour la seconde il fallait payer, et ce modèle a alors rapporté de l'argent au studio pour la première fois.
Sur le plan visuel, la démarche reste la même qu'auparavant : des photographies d'éléments naturels et de métal rouillé composées en un monde qui paraît à la fois organique et mécanique. Par rapport au premier opus, on sent toutefois le budget et le temps accordés — les animations sont plus fluides, il y a davantage de scènes, et la bande sonore de Tomáš Dvořák a bénéficié d'un espace sur lequel s'est ensuite bâtie la musique de Machinarium.
Les énigmes restent bienveillantes. Quand on ne sait plus quoi faire, la solution se trouve généralement dans ce qu'on n'a pas encore remarqué à l'écran, et non dans une combinaison compliquée d'objets. Le jeu a reçu un Webby Award et a été, pour de nombreuses personnes à l'étranger, la première rencontre avec la création vidéoludique tchèque.
Pourquoi y jouer : Un Samorost plus mûr, où l'on voit comment un petit jeu ponctuel s'est transformé en véritable savoir-faire — et la première moitié reste gratuite.
Jeu 104 sur 110 pour Webové hry (prohlížeč)